Entreprises

L’optimisme des futurs managers

Selon une enquête OpinionWay pour l’école Vatel Bordeaux, les étudiants en management hôtelier affirment un véritable engouement pour l’entrepreneuriat.

Vincent Rousset - 27 août 2019
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On les dit souvent démotivés, désabusés, désocialisés. Il n’en est rien ! La récente enquête Opinion Way réalisée à la demande de l’école hôtelière Vatel Bordeaux le démontre. Les jeunes interrogés ont confiance à la fois dans l’avenir de la profession hôtelière et dans leur propre avenir. Ils sont pour la moitié très optimistes et à plus de 40 % plutôt optimistes, soit globalement optimistes pour la profession et pour eux-mêmes à 93 %. Ils ne sont que 2 % très pessimistes et 5 % pessimistes. Ces jeunes aspirent naturellement à occuper des fonctions de direction (ils sont 31% en 1re année à aspirer à être directeurs généraux une fois diplômés, puis 18 % en 3e année et seulement 10 % en 5e année) ; ils commencent comme exécutants. Ils veulent majoritairement travailler dans un autre pays (53 %) avec dans l’ordre aux États-Unis (36 %), en France (27 %), au Canada (19 %), en Australie (19 %), en Suisse (10 %). Ils s’attendent à une augmentation significative de leur rémunération dès les 3 premières années de leur carrière professionnelle. 

ILS VEULENT TRAVAILLER À LEUR COMPTE

Ils veulent travailler à leur propre compte dans les 3 ans après leur sortie (54 %) : en créant leur propre entreprise (31%) ; en reprenant une entreprise existante (16 %) ; en intégrant une entreprise familiale (7 %). L’ambiance et les perspectives d’évolution sont les 2 critères décisifs dans la recherche du premier emploi. L’hôtellerie et la restauration ont la fâcheuse image d’exiger des horaires de travail élevés et décalés et de mal payer. On pouvait donc s’attendre à voir un de ces 2 critères occuper la première place dans le choix du premier emploi. Il n’en est rien. Les étudiants qui se sont déjà engagés dans le secteur a priori en connaissance de cause en ont-ils pris leur parti et considèrent-ils que ces deux critères ne sont plus discriminants entre les différents employeurs potentiels ? Selon l’enquête Opinion Way, ils sont 77 % à considérer que les 2 critères très importants sont l’ambiance et les rapports humains d’une part et la perspective d’évolution, d’autre part. 

Viennent ensuite dans l’ordre décroissant : la rémunération (54 %), le standing de l’établissement (51 %), sa localisation (48 %), l’enseigne ou la marque (42 %), l’engagement sociétal (40 %) et de façon surprenante en dernier les horaires de travail (37 %). 

Autre enseignement de l’enquête, ils veulent bouger mais peuvent être fidèles. 56 % pensent qu’ils ne seront plus dans le même établissement ou groupe 3 ans après leur début professionnel, les filles étant plus mobiles (58 %) que les garçons (52 %). Les autres arguments sont : changer de pays, avoir une meilleure rémunération, avoir plus de responsabilités, totalisaient entre 85 % et 89 % des mentions, et entre 15 % et 19 % en 1re citation. 74 % envisagent de se mettre à leur compte, mais 9 % seulement le placent en premier.