Economie

Les données immobilières en libre accès

La base des données immobilières de Bercy est désormais en accès libre et gratuit.

JR - 8 mai 2019
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Les données de la direction générale des Finances publiques sur les ventes d’immeubles, bâtis ou non bâtis, n’étaient jusqu’à présent accessibles qu’aux collectivités locales et établissements publics.
Depuis le 24 avril 2019, la base de données immobilières de Bercy est librement et gratuitement ouverte à tous en open data.
Les informations portent sur les quatre millions de ventes effectuées au cours des cinq dernières années et proviennent des actes enregistrés chez les notaires et des données du cadastre. Les données de l’Alsace et de la Moselle, qui sont enregistrées dans un registre particulier (le « livre foncier »), ne figurent cependant pas dans la base. Les informations sont anonymisées et ne mentionnent pas les noms des acheteurs et vendeurs. Les fichiers sont actualisés tous les six mois.
Le service de « Demande de Valeur Foncière » est hébergé sur le site cadastre.data.gouv.fr/dvf. Il propose le téléchargement des fichiers de données mais aussi une interface facile à utiliser grâce à une carte de géolocalisation détaillée par communes, sections cadastrales et parcelles cadastrales. Cette interface est accessible à l’adresse app.dvf.etalab.gouv.fr. (bouton « Explorer les données »). Il suffit de cliquer sur la carte pour afficher des données synthétiques sur la parcelle choisie pendant la période sélectionnée : date de vente, prix, nature des biens, surface, nombre de pièces. Les données brutes peuvent aussi être intégralement téléchargées sous forme de fichiers texte (extension .txt) ou tableur (.cvs). Ces fichiers sont très volumineux (40 à 50 Mo et 300 à 400 Mo après décompression) car ils portent sur les quinze millions de données enregistrées qui recensent la nature des biens, les adresses, les superficies, les dates de mutation, les valeurs foncières déclarées et les références de publication au fichier immobilier. Ces données ne sont pas formatées pour être lues facilement et s’adressent aux personnes souhaitant en effectuer un traitement informatique. Étant en open data, elles peuvent être librement exploités pour proposer de nouveaux services ou applications.