Tourisme

Sensibilité environnementale

Pour la 2e année consécutive, la sensibilité environnementale des vacanciers est en forte augmentation selon une étude du cabinet Protourisme.

par Vincent ROUSSET - 26 février 2020
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Selon la dernière et toute pertinente étude du cabinet bordelais Protourisme, pour 37 % des touristes français qui vont partir en vacances en 2020, les questions environnementales les ont poussés à changer leurs habitudes contre 27 % un an plus tôt et moins de 10 % il y a quatre ans. Parmi ceux qui ont fait le choix de prendre en compte l’environnement, les actions qu’ils privilégient sont : de choisir des activités peu impactantes pour l’environnement pour 85 % des sensibilisés (vélo, balades, nage, activités nautiques sans moteur…) soit 31 % du total des Français ; d’opter pour un hébergement écologique, écoresponsable ou moins impactant (de type camping, écolodge, location…) pour 74 % des sensibilisés soit 27 % des vacanciers ; de partir moins loin et de privilégier le train et le covoiturage pour 23 % des vacanciers. 

20 % DES VACANCIERS DISENT VOULOIR RENONCER À PRENDRE L’AVION

À noter aussi que 20 % des vacanciers disent vouloir renoncer à prendre l’avion et 15 % renoncent à partir à l’étranger. Selon Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme, « les Français sensibilisés à l’environnement sont plus nombreux à choisir la destination France cette année car ils privilégient la proximité. Les grands gagnants de cette évolution sont les hébergements jugés moins impactants sur l’environnement, à l’instar des campings, et les destinations réputées plus naturelles et authentiques de la façade Atlantique. En dehors des 18-24 ans, ceux qui disent vouloir renoncer à prendre l’avion sont aussi ceux qui le prennent le plus ». Cependant, si les vacanciers interrogés se disent de plus en plus concernés par la préservation de la planète, ils préfèrent majoritairement que cela ne leur coûte pas trop cher. 2/3 d’entre eux ne sont pas prêts à payer un surcoût de plus de 5 % pour des vacances écoresponsables, mais plus d’un quart se dit prêt à payer entre + 5 % et + 10 % pour des vacances moins impactantes.